Battlefield 1942, ou la Seconde Guerre Mondiale à la sauce hollywoodienne


La Seconde Guerre Mondiale est l’un des terrains de jeux favori des développeurs de jeux vidéos. On ne compte plus les licences dédiées à cette période de l’histoire contemporaine. (ex: Call of Duty, Médal of Honor, . . . )

L’un de ces jeux les plus connus est Battlefield 1942, sorti en 2002 par Electronic Arts. Il s’agit d’un First Personnal Shooter, (ou FPS), c’est-à-dire un jeu de tir à la première personne.

Images de Battlefield 1942

Le joueur incarne un soldat de l’Axe ou des Alliés, en choisissant une classe parmi les cinq disponibles ( Eclaireur, Assaut, Antichar, Médecin et Sapeur), chacune ayant des spécificités bien distinctes, le but étant de capturer des points de renfort afin de battre l’équipe adverse.

Si le concept reste très classique, l’innovation de Battlefield 1942 réside dans l’utilisation de grandes batailles ayant eu lieu durant la Seconde Guerre Mondiale comme terrain de jeu. Le joueur aura donc des cartes du nom de Stalingrad, Midway, El-Alamein ou Ardennes, avec pour chaque cartes les conditions historique de chaque conflit ayant eu lieu a ces différents endroits.

Ainsi, la carte d’El-Alamein verra s’affronter Allemands et Anglais dans le désert égyptien, aux commandes de chars. Guadalcanal verra les Américains tenter de reprendre l’île aux Japonais avec l’appui de leur flotte et de leur aviation. Enfin, Stalingrad sera le théatre d’une vraie guerre de position au sein de la ville entre les Allemands et les Russes. Les détails portés à ces cartes (même si ces dernières sont de taille réduite, par obligation) sont vraiment très poussés.

De même, les véhicules proposés dans le jeu sont de fidèles reproductions des véhicules de l’époque. Il faut dire qu’il y en a pour tout les goûts, entre les Jeeps, les chars d’assaut, les avions de combat et de bombardement, et même les sous-marins et les porte-avions !! Chaque véhicule est une parfaite reproduction, et il ne sera pas compliqué de faire la différence entre un tank Sherman américain, et un tank Panzer allemand .

Restons dans le réalisme historique avec les tenues et l’armement des soldats, conformes avec celui de l’époque. Les soldats Américains peuvent donc être armés de Thompson, les Allemands de STG-44, ou les Russes des fameuses DP-28 dites  » à galette ».

Battlefield 1942 a connu deux add-on. Le premier, Campagne d’Italie, qui est, comme son nom l’indique, centré sur l’avancée des troupes américaines en Italie. Du coup, l’armée italienne fait son apparition, mais également les Forces Françaises Libres !! En effet, et il est intéressant de le souligner, il s’agit d’un des rares jeu basé sur la Seconde Guerre Mondiale où l’armée française est présente et même jouable. (A croire que les Américains ignorent que des Français se sont eux-aussi battus à l’époque …) La seconde extension, Arsenal Secret, sort un peu des sentiers battus tracé par le jeu original en dotant les joueurs de toutes les armes un peu spéciales mis au point par les deux camps durant la Seconde Guerre Mondiale. Le jeu s’écarte donc un peu de la réalité historique au profit du gameplay et du plaisir de jeu.

Au final, on peut dire que Battlefield 1942 est réaliste d’un point de vue historique, tant sur la géographie et la configuration du terrain,  que sur les véhicules et l’armement, mais que ce  souci du détail et du réalisme historique est entièrement au service du spectacle et de l’ambiance pour divertir au maximum le spectateur/joueur. Au final, Battlefield 1942 est au jeu vidéo ce que le film Il faut sauver le soldat Ryan est au cinéma, c’est-a-dire un divertissement à gros budget sur fond de Seconde Guerre Mondiale.

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Publié le 26 juillet 2011, dans Histoire Contemporaine, et tagué , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Il est légèrement abusif de comparer Battlefield 1942 au film Il faut sauver le soldat Ryan, la volonté de représentation et les moyens mises en oeuvre diffèrent complètement. Le soldat Ryan est un film grand spectacle qui sert avant tout le divertissement et le passage par une série d’émotion pour que les spectateurs puissent avoir une certaine empathie envers le personnage principal. Ce film utilise donc des procédés qui sont propre au cinéma (Flashback, conversation introspective, ralenti,…). Avec Battlefield on est loin ce domaine, le jeu ne cherche l’empathie du joueur envers un personnage principal ou secondaire, puisqu’il en est dépourvu, et laisse de côté les procédés narratifs propre au cinéma. Ce que Battlefield cherche avant tout, c’est le ludique. deux équipes s’affrontent à force égale sur un terrain défini, dans une limite de temps définie (ce qui rappelle la définition de l’Agôn dans les livres de Caillois et Huizinga). Le background de la Seconde Guerre mondiale n’est ici qu’un prétexte aux affrontements en y réutilisant les belligérants, les armes, les véhicules et le reste. Ce jeu n’a pas l’ambition de montrer la condition de soldat, contrairement au film de Spielberg. Pour finir, d’un point de vue chronologique, le jeu ne tient pas la route car ils consistent uniquement en une série de bataille sans lien narratif entre elle.

    D’un point de vue narratif, Le soldat Ryan serait plus proche d’un jeu comme Brother in Arms, où le joueur incarne un soldat qui évolue dans cette guerre, que ce soit par les procédés mises en place, ou sur les notions mises en avant dans le jeu et dans le film, que ce soit la famille, la barbarisation de l’ennemi ou le patriotisme et l’horreur de la guerre.

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