Archives du blog

Gaming Live – Caesar II – PC


Voici le premier Gaming Live d’Histoire et Jeux Vidéos !! Nous parlerons ici de Caesar II, le city-builder édité par Sierra en 1995, et basé sur l’histoire romaine. Un très bon jeu de gestion, assez fidèle à l’Histoire, malgré des défauts mineurs.

Test de Caesar II : https://jeuxvideosethistoire.wordpress.com/2011/07/18/la-quadrilogie-caesar-ou-la-civilisation-romaine-au-service-dun-jeu-de-gestion/

Pharaon, la civilisation egyptienne au service d’un jeu de gestion


En 1999, quatre ans après avoir sorti Caesar 2, l’éditeur Sierra éditait un nouveau « city-builder » sur PC,  nommé Pharaon. Ce nouveau jeu reposait sur les mêmes mécaniques que son prédécesseur, mais basées cette fois-ci sur la civilisation égyptienne.

Sans titre

Le but est bien évidemment le même que dans les autres jeux du même type, mais les contraintes de l’époque régissent certains éléments, car en plus de devoir gérer sa cité, le joueur doit également défendre sa province, gérer son budget, s’attirer la faveur des Dieux, et tout ça afin de devenir le nouveau Pharaon de l’Égypte.

Le jeu est donc régi par les codes du genre. Il est nécessaire de construire des infrastructures permettant à sa population de se développer. Ainsi, la construction de puits est nécessaire pour pourvoir en eau toute la population des villes. De même, la création de fermes, d’entrepôt et de marchés sont indispensables pour nourrir sa population, tout comme l’édification de temples pour s’accorder la bonne grâce des diverses divinités.

Et c’est là ou Sierra joue à fond la carte du réalisme historique. En effet, la plupart des constructions disponibles respectent les codes de l’architecture égyptienne de l’époque, basée sur la symétrie et les formes géométriques. De plus, le rôle des différents bâtiments constructibles collent au plus près à la réalité. Par exemple, afin d’éduquer à sa population, il est possible de construire des écoles de scribes, ou si vous préférez, vous pouvez promouvoir la construction de brasserie de bières !! De même, comme cela était le cas à l’époque, la crue du Nil joue un rôle majeure, puisqu’elle conditionnera vos récoltes et donc vos réserves de nourriture  pour l’année à venir !!

Sans titre

Bref, de multiples détails, réalistes et historiques, permettent de s’immerger complètement dans sa cité et dans sa province égyptienne, au fur et à mesure que l’on progresse et que l’on débloque les divers bâtiments. Il faut dire que cela fait quelque chose lorsque l’on construit sa première pyramide !!

Sans titre

Mais, me direz-vous, tout cela résulte des mécaniques de jeu, et n’a que peu de rapport avec l’Histoire en tant que tel. eh bien détrompez-vous !!

En effet, comme pour son prédécesseur Caesar 2, dans le panneau situé à droite de l’écran, se situe une case qui permet d’obtenir des renseignements historiques sur chaque bâtiment en cliquant sur ce dernier. Cela permet, en plus de s’instruire en jouant, de constater le travail effectué par le studio de développement pour coller au plus près de la réalité historique. Cette volonté se traduit également par un manuel d’utilisation complet, qui contient même une vingtaine de pages retraçant l’histoire de l’Égypte ancienne, comme le montre le document ci-dessous, qui est la page d’introduction de ce chapitre. Tout cela montre bien le travail de recherches historiques fourni par les concepteurs du jeu, ainsi que leur volonté d’ancrer le plus possible le jeu dans le réel.

Sans titre

Tout ce travail de recherches historiques se retrouve dans le mode Histoire. Le joueur incarne les membres d’une famille d’architectes au fil des siècles, passant par la création de la ville de Men-Nefer (Iere Dynastie), la conquête de la Nubie et de la construction de la Grande Pyramide ( IVe dynastie) soit l’Ancien Empire (de -2686 à – 2181),  jusqu’au Nouvel Empire (de -1550 à -1069), soit près de mille ans, permettant ainsi de survoler l’histoire de cette civilisation.

Alors bien sûr, même si Pharaon repose sur un travail historique solide, y jouer ne correspond pas à prendre un cours accéléré d’histoire égyptienne, mais il permet tout de même de pouvoir apprendre de façon ludique la fonction des différents ouvrages et constructions de l’époque.

Caesar II, ou la civilisation romaine au service d’un jeu de gestion


 Avé Caesar, ceux qui vont jouer te salue !! En effet, nous allons vous parler de l’un des meilleurs jeux de gestion des années 1990-2000, à savoir Caesar II. Entre gestion de votre cité et de votre province, les attaques des barbares et l’humeur de l’Empereur, vous aurez du travail dans ce jeu assez fidèle historiquement, où chaque bâtiment recèle des faits historiques quand à leurs fonctions et leurs utilisations.

Sans titre

Le jeu vidéo Caesar II, sorti en 1995 par l’éditeur Sierra sur PC, fait parti des jeux de gestion et de stratégie, où le but est de construire et de faire prospérer des villes, en les dotant de tous les éléments dont ont besoin des citoyens, le jeu le plus connu de ce type étant Sim City. Là où ce jeu ce démarque des autres, c’est qu’il se base sur l’histoire romaine antique, intégrant ainsi une dimension historique, qui si elle ne révolutionne pas le gameplay, le modifie de façon subtile. Ainsi, le but est bien évidemment le même que dans les autres jeux du même type, mais les contraintes de l’époque régissent certains éléments : en effet, en plus de devoir gérer sa cité, le joueur doit également défendre sa province contre les barbares, tout en restant à l’écoute de l’empereur, qui vous sollicitera de différentes façons.

Le jeu est donc régi par les codes du genre. La construction des infrastructures permettant à sa population de se développer est primordiale. Ainsi, la mise en place de puits et d’aqueducs sont nécessaires pour pourvoir en eau toute la population des villes. De même, la création de fermes, d’entrepôt et de marchés sont indispensables pour nourrir sa population.

Omnibus viis Romam pervenitur

Et c’est là ou Sierra joue à fond la carte du réalisme historique. En effet, la plupart des constructions disponibles respectent les codes de l’architecture romaine de l’époque, basée sur la symétrie et les formes géométriques. De plus, le rôle des différents bâtiments constructibles collent au plus près à la réalité. Par exemple, afin de divertir à sa population, il est possible de construire des théâtres, des cirques, des arènes . . . La religion est également présente, et il est également parfois nécessaire de faire de « petits cadeaux » à César afin de bénéficier de sa gratitude !!

Sans titre

Exemple de cités

Bref, de multiples détails, réalistes et historiques, permettent de s’immerger complètement dans sa cité romaine, ainsi que dans sa province, lorsque des attaques de « barbares » ont lieu, mettant ainsi votre armée à rude épreuve, lors de face-à-face où les stratégies militaires et les tactiques de l’époque sont à utiliser, comme la fameuse « tortue » par exemple. A noter que certaines guerres historiques sont présentes, et vous pourrez ainsi croiser par exemple Hannibal et ses éléphants !!

Sans titre

Bataille rangée entre votre armée et des envahisseurs

Mais, me direz-vous, tout cela résulte des mécaniques de jeu, et n’a que peu de rapport avec l’Histoire en tant que telle. eh bien détrompez-vous !! En effet, dans le panneau situé à droite de l’écran, se situe une case qui permet d’obtenir des renseignements historiques sur chaque bâtiment en cliquant sur ce dernier. Cela permet, en plus de s’instruire en jouant, de constater le travail effectué par le studio de développement pour respecter le plus possible la réalité historique.

Tous ces éléments montrent bien que le travail de recherches historiques fourni par les concepteurs du jeu est dès plus conséquent, permettant ainsi à Caesar II  d’être le plus fidèle possible à la réalité historique tant sur le plan architectural que fonctionnel des bâtiments, mais également sur le plan militaire.

Quelques petits défauts

Malgré tout ce travail de recherches historiques, ce jeu n’est pas exempt de quelques défauts historiques. Ainsi, les renseignements historiques des bâtiments sont inégaux, variant du simple au double, et s’apparentent plus à une page Wikipedia qu’à des éléments de cours d’histoire. Cela est encore plus flagrant en Province, ou des bâtiments tels que les comptoirs commerciaux ont été tout simplement oublié !!

De même, en mode campagne, le joueur évolue en grade au fur et à mesure qu’il réussit les missions qui lui sont attribué, et se voit confier la gestion de provinces de plus en plus importantes, devenant ainsi questeur, édile, puis consul, proconsul, et enfin . . . Empereur !! Hors, il était impossible de suivre ce chemin pour devenir Empereur, puisque le titre était héréditaire, à l’instar des rois de France. De même, la période couverte par le jeu correspond à l’ensemble de l’histoire romaine, puisque l’on commence au tout début par coloniser Capoue ou Syracuse, des régions italiennes conquises au IIIe siècle av J.C, pour finalement voir l’Empire romain s’étendre en passant par l’Hispanie ( IIe siècle av J.C), la Gaule ( Ier siècle av J.C) et l’Angleterre (1er siècle ap J.C), soit près de quatre siècles pour un seul personnage, chose bien sûr impossible !!

Sans titre

La carte de l’Empire Romain et de ses provinces

De plus, si vous avez la possibilité de construire des temples, ces derniers sont génériques, s’adressant aux Dieux romains dans leur ensemble, et non à un Dieu en particulier, comme c’était le cas à l’époque, avec notamment des sanctuaires dédiés à Jupiter, Mars, ou encore Junon.

Il s’agit là de défauts mineurs, qui ne gâchent en rien tout le travail effectué par Sierra, mais qui montre que le studio pouvait faire encore mieux en approfondissant et en développant un peu plus leurs recherches, pour coller d’avantage à la réalité historique.

Bilan

Note : 7/10

Note : 7/10

Les Plus                                                                                       Les Moins

+ ambiance réussie                                                               –  quelques petites erreurs historiques

+ renseignements historiques disponibles . . .              –  . . . mais de façon inégale, et peu développés

Alors bien sûr, même si Caesar II repose sur une base historique solide, y jouer ne veut pas dire prendre un cours accéléré d’histoire romaine. Cela dit, il permet tout de même de pouvoir découvrir la fonction des différents ouvrages et constructions de l’époque grâce aux descriptions faites dans les outils du jeu. Ses quelques erreurs historiques ne sont pas rédhibitoires, et ne gâche pas le bon travail de Sierra. Et comme ce jeu est un « abandonware », c’est-à-dire un jeu abandonné par son éditeur et donc gratuit, je ne peux que vous conseiller de l’essayer afin de vous faire votre propre avis !!

 

Gaming Live de Caesar II : https://jeuxvideosethistoire.wordpress.com/2014/05/12/gaming-live-caesar-ii-pc/