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Gaming Live – Caesar II – PC


Voici le premier Gaming Live d’Histoire et Jeux Vidéos !! Nous parlerons ici de Caesar II, le city-builder édité par Sierra en 1995, et basé sur l’histoire romaine. Un très bon jeu de gestion, assez fidèle à l’Histoire, malgré des défauts mineurs.

Test de Caesar II : https://jeuxvideosethistoire.wordpress.com/2011/07/18/la-quadrilogie-caesar-ou-la-civilisation-romaine-au-service-dun-jeu-de-gestion/

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L’Aigle de Guerre, ou les campagnes napoléoniennes vu du Japon


En 2001 sortait dans nos contrées un jeu assez atypique sur Game Boy Advance. Il s’agissait d’un jeu de stratégie basé sur les campagnes napoléoniennes, Édité et développé par Nintendo, et sobrement intitulé : L’Aigle de Guerre. Un jeu intrigant et alléchant, car on ne trouvait pas beaucoup de jeux basé sur le français le plus connu à travers le globe à l’époque. Seule retenue, la vision japonaise de l’histoire française est toujours assez « étonnante ». Sentiment confirmé lorsque l’on lit sur le verso de la boite de jeu et à l’intérieur du livret d’instruction : « le déroulement du jeu est imaginaire et n’a pas la vocation à illustrer d’évènements historiques ». Nous voilà prévenu . . .

Avant de parler histoire, parlons du jeu. Il s’agit d’un jeu de stratégie en temps réel (ou STR), ou vous incarnerez Napoléon,  qui se contentera de donner des ordres à ses généraux, qui eux, devront battre les différents ennemis. Un gameplay qui colle plutôt pas mal à la période historique, et plus particulièrement aux campagnes militaires. On se dit alors que ce jeu peut être finalement une bonne surprise . . .

Napoléon à l »assaut d’un château

Mais dès le départ, un détail fait tiquer. Si la plupart de vos généraux sont bel et bien ceux qui ont côtoyé l’empereur, tel que Jean Lannes, Joachim Murat ou encore Louis-Nicolas Davout, d’autres, comme le dénommé Alessandro Inzaghi, ou Louise Rosset, sont des personnages de fiction. Il s’agit là du premier écart avec la réalité historique, et le moins grave dirons-nous. On passera également sur le peu de ressemblance physique des personnages historiques avec la réalité, ce n’est pas ce qui choque le plus.

Car voici venir LE gros point noir du jeu concernant la réalité historique : il s’agit des nombreux adversaires que l’empereur rencontrera sur sa route. En effet, Napoléon devra tout d’abord écraser les royalistes en Vendée. Seul problème,dans la réalité, il régla le confit vendéen par le dialogue et la négociation, en proposant une paix honorable reposant sur un réel compromis, et non par la force.

Il doit ensuite combattre les Anglais, et en particulier Arthur Wellesley, duc de Wellington (son vainqueur de Waterloo), et l’amiral Nelson (qui batta les armées de Napoléon à Trafalgar), dans un méli-mélo de batailles historiques qui seront gagné par le stratège français . . . Si la réalité historique prend là un grand coup sur la tête, alors que dire quand on voit ces différents adversaires sont secondés par des monstres géants, des sorcières, des vampires et autres joyeusetés issus du monde médiéval-fantastique !! Autant dire que question réalité historique, on repassera !!

Exemple de monstre rencontré

Et ce n’est pas tout, puisque  les développeurs n’hésiteront pas à vous faire combattre des personnages historiques déjà décédées. Ainsi vous devrez affronter Jeanne d’Arc, pourtant brulée depuis plus de 300 ans, Nostradamus, enterré depuis plus de 250 ans, ou encore Marie Antoinette, morte en 1793, soit dix ans avant que Napoléon ne soit sacré empereur !! Cerise sur le gâteau, le boss de fin de jeu n’est ni plus ni moins qu’Alexandre le Grand, disparu presque 2000 ans avant la naissance de Napoléon !! On nage en pleine aberration historique . . .

Au final, ce jeu possède des éléments des campagnes napoléoniennes (personnages, certains lieux, batailles célèbres), mais ces derniers servent de toile de fond à un scénario médiéval-fantastique à mille lieux de la réalité historique. Cela n’est d’ailleurs pas sans rappeler le jeu Jeanne d’Arc, sorti sur PSP, et qui avait fait l’objet d’un précédent article. Au final, cet Aigle de Guerre est un STR plaisant, qui respecte parfaitement les codes du genre, mais la réalité historique passe rapidement au second plan, et c’est bien dommage . . .

Caesar II, ou la civilisation romaine au service d’un jeu de gestion


 Avé Caesar, ceux qui vont jouer te salue !! En effet, nous allons vous parler de l’un des meilleurs jeux de gestion des années 1990-2000, à savoir Caesar II. Entre gestion de votre cité et de votre province, les attaques des barbares et l’humeur de l’Empereur, vous aurez du travail dans ce jeu assez fidèle historiquement, où chaque bâtiment recèle des faits historiques quand à leurs fonctions et leurs utilisations.

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Le jeu vidéo Caesar II, sorti en 1995 par l’éditeur Sierra sur PC, fait parti des jeux de gestion et de stratégie, où le but est de construire et de faire prospérer des villes, en les dotant de tous les éléments dont ont besoin des citoyens, le jeu le plus connu de ce type étant Sim City. Là où ce jeu ce démarque des autres, c’est qu’il se base sur l’histoire romaine antique, intégrant ainsi une dimension historique, qui si elle ne révolutionne pas le gameplay, le modifie de façon subtile. Ainsi, le but est bien évidemment le même que dans les autres jeux du même type, mais les contraintes de l’époque régissent certains éléments : en effet, en plus de devoir gérer sa cité, le joueur doit également défendre sa province contre les barbares, tout en restant à l’écoute de l’empereur, qui vous sollicitera de différentes façons.

Le jeu est donc régi par les codes du genre. La construction des infrastructures permettant à sa population de se développer est primordiale. Ainsi, la mise en place de puits et d’aqueducs sont nécessaires pour pourvoir en eau toute la population des villes. De même, la création de fermes, d’entrepôt et de marchés sont indispensables pour nourrir sa population.

Omnibus viis Romam pervenitur

Et c’est là ou Sierra joue à fond la carte du réalisme historique. En effet, la plupart des constructions disponibles respectent les codes de l’architecture romaine de l’époque, basée sur la symétrie et les formes géométriques. De plus, le rôle des différents bâtiments constructibles collent au plus près à la réalité. Par exemple, afin de divertir à sa population, il est possible de construire des théâtres, des cirques, des arènes . . . La religion est également présente, et il est également parfois nécessaire de faire de « petits cadeaux » à César afin de bénéficier de sa gratitude !!

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Exemple de cités

Bref, de multiples détails, réalistes et historiques, permettent de s’immerger complètement dans sa cité romaine, ainsi que dans sa province, lorsque des attaques de « barbares » ont lieu, mettant ainsi votre armée à rude épreuve, lors de face-à-face où les stratégies militaires et les tactiques de l’époque sont à utiliser, comme la fameuse « tortue » par exemple. A noter que certaines guerres historiques sont présentes, et vous pourrez ainsi croiser par exemple Hannibal et ses éléphants !!

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Bataille rangée entre votre armée et des envahisseurs

Mais, me direz-vous, tout cela résulte des mécaniques de jeu, et n’a que peu de rapport avec l’Histoire en tant que telle. eh bien détrompez-vous !! En effet, dans le panneau situé à droite de l’écran, se situe une case qui permet d’obtenir des renseignements historiques sur chaque bâtiment en cliquant sur ce dernier. Cela permet, en plus de s’instruire en jouant, de constater le travail effectué par le studio de développement pour respecter le plus possible la réalité historique.

Tous ces éléments montrent bien que le travail de recherches historiques fourni par les concepteurs du jeu est dès plus conséquent, permettant ainsi à Caesar II  d’être le plus fidèle possible à la réalité historique tant sur le plan architectural que fonctionnel des bâtiments, mais également sur le plan militaire.

Quelques petits défauts

Malgré tout ce travail de recherches historiques, ce jeu n’est pas exempt de quelques défauts historiques. Ainsi, les renseignements historiques des bâtiments sont inégaux, variant du simple au double, et s’apparentent plus à une page Wikipedia qu’à des éléments de cours d’histoire. Cela est encore plus flagrant en Province, ou des bâtiments tels que les comptoirs commerciaux ont été tout simplement oublié !!

De même, en mode campagne, le joueur évolue en grade au fur et à mesure qu’il réussit les missions qui lui sont attribué, et se voit confier la gestion de provinces de plus en plus importantes, devenant ainsi questeur, édile, puis consul, proconsul, et enfin . . . Empereur !! Hors, il était impossible de suivre ce chemin pour devenir Empereur, puisque le titre était héréditaire, à l’instar des rois de France. De même, la période couverte par le jeu correspond à l’ensemble de l’histoire romaine, puisque l’on commence au tout début par coloniser Capoue ou Syracuse, des régions italiennes conquises au IIIe siècle av J.C, pour finalement voir l’Empire romain s’étendre en passant par l’Hispanie ( IIe siècle av J.C), la Gaule ( Ier siècle av J.C) et l’Angleterre (1er siècle ap J.C), soit près de quatre siècles pour un seul personnage, chose bien sûr impossible !!

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La carte de l’Empire Romain et de ses provinces

De plus, si vous avez la possibilité de construire des temples, ces derniers sont génériques, s’adressant aux Dieux romains dans leur ensemble, et non à un Dieu en particulier, comme c’était le cas à l’époque, avec notamment des sanctuaires dédiés à Jupiter, Mars, ou encore Junon.

Il s’agit là de défauts mineurs, qui ne gâchent en rien tout le travail effectué par Sierra, mais qui montre que le studio pouvait faire encore mieux en approfondissant et en développant un peu plus leurs recherches, pour coller d’avantage à la réalité historique.

Bilan

Note : 7/10

Note : 7/10

Les Plus                                                                                       Les Moins

+ ambiance réussie                                                               –  quelques petites erreurs historiques

+ renseignements historiques disponibles . . .              –  . . . mais de façon inégale, et peu développés

Alors bien sûr, même si Caesar II repose sur une base historique solide, y jouer ne veut pas dire prendre un cours accéléré d’histoire romaine. Cela dit, il permet tout de même de pouvoir découvrir la fonction des différents ouvrages et constructions de l’époque grâce aux descriptions faites dans les outils du jeu. Ses quelques erreurs historiques ne sont pas rédhibitoires, et ne gâche pas le bon travail de Sierra. Et comme ce jeu est un « abandonware », c’est-à-dire un jeu abandonné par son éditeur et donc gratuit, je ne peux que vous conseiller de l’essayer afin de vous faire votre propre avis !!

 

Gaming Live de Caesar II : https://jeuxvideosethistoire.wordpress.com/2014/05/12/gaming-live-caesar-ii-pc/